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Toutes les escroqueries de la corrida révélées

mercredi 5 novembre 2014

C’est de A à Z un simulacre de combat, où un taureau seul face à une équipe de plusieurs hommes n’a pratiquement aucune chance de gagner. 1 toréro tué dans le monde pour 40 000 taureaux massacrés. Une vaste et épouvantable escroquerie.

1) La sélection génétique produit des bovins de petite taille et sont choisis très jeunes (entre 2 et 4 ans) pour que le toréro courre le moins de risque possible. L’alimentation est destinée à les rendre trop gras pour leur enlever toute agilité pendant le combat.

2) Durant le transport qui peut durer 1 jour ou 2, les animaux enfermés dans un caisson scellé ne reçoivent ni nourriture, ni boisson. Il est arrivé que des taureaux déshydratés soient retrouvés morts dans les camions.

3) L’Afeitado est une pratique barbare qui consiste à scier à vif 5 à 10 cm de corne. Tous les toreros réclament l’afeitado bien qu’elle soit interdite et elle est pratiquée dans 30% des corridas. L’opération dure 25 minutes et génère d’horribles souffrances pour l’animal. Cette intervention reviendrait à nous scier une dent à vif.
Les cornes du taureau sont ensuite poncées ou reconstituées avec de la résine.
Cette mutilation modifie la perception de l’espace pour le taureau qui ne dispose pas d’un délai suffisant pour prendre connaissance de la nouvelle longueur de ses cornes et d’y adapter son coup de tête.

4) Une dose massive de tranquillisants est administrée au taureau

5) Lorsque le taureau sort du toril, les valets de piste le font courir pour l’essouffler, le désorienter et le fatiguer en agitant leurs capes pour le provoquer de loin avant de courir se réfugier derrière les barrières. Ils l’amènent ainsi à se précipiter contre les barrières pour que les coups de tête contre le bois commencent à l’affaiblir.

Le Tercio de Pique
Le but de la pique enfoncée dans le garrot est d’affaiblir le taureau de diverses manières pour qu’il soit « toréable » sans danger
.
1) Le premier objectif est de l’obliger à garder la tête baissée pour réduire le danger et faciliter l’estocade. Les coups de piques servent à couper les muscles qui soutiennent son cou et sectionner les ligaments de la nuque. Le picador enfonce la pique de deux à cinq fois successivement dans le corps du taureau.

Le taureau ne pouvant plus bouger la tête, et la gardant baissée lors des différentes passes qui suivront, donne l’impression qu’il va charger à tout moment. En réalité, le taureau ne relevant plus la tête, presque tout danger est déjà écarté pour ses tortionnaires.

2) Le deuxième objectif est de l’affaiblir par une grande perte de sang : entre 8 % et 18 % du sang total contenu dans le corps de l’animal. C’est une souffrance inimaginable pour le taureau ! A chaque poussée du taureau, la pique s’enfonce un peu plus.

3) Fraude : La pénétration de l’arme dans le corps de l’animal est limitée à 8,7 cm.
Mais les nombreuses études « anatomo-pathologiques » réalisées sur des taureaux toréés montrent que la théorie n’est « presque jamais » respectée. Dans 70 % des cas étudiés, les piques sont plantées beaucoup plus bas qu’elles ne devraient l’être, affectant plus de 20 muscles qui contrôlent directement tout le tiers antérieur du corps de l’animal,

  • des veines, artères, nerfs et ligaments importants sont sectionnés au passage,
  • la profondeur moyenne des blessures est de 20 cm, bien loin des 8,7 cm théoriques, et certaines peuvent atteindre 30 cm de profondeur...

Le Tercio de banderilles
Ces harpons de 5 cm ont pour but précis de faire évacuer le sang vers l’extérieur pour empêcher qu’il y ait hémorragie interne suite au coups de pique du picador, et s’assurer ainsi que le taureau ne flanchera pas avant la fin du spectacle. Chaque taureau est ainsi transpercé de trois paires de banderilles.

Une fois enfoncés dans les muscles, les harpons ne s’en détachent plus, provoquant une vive douleur à chaque mouvement de l’animal…

Les valets de piste font à nouveau courir le taureau, stimulant l’animal déjà gravement blessé pour mieux l’épuiser et accélérer l’hémorragie.

Le Tercio de Mort.
1) Le tueur ou matador attire et dirige à l’aide de son étoffe rouge les charges du taureau, ridiculisant et humiliant l’animal à bout de forces. Il lui fait ensuite baisser la tête (en mettant par terre la cape), pour lui planter l’épée dans le garrot déjà ensanglanté par les piques et les banderilles.

Très souvent, l’arme mal plantée peut sortir par les flancs ou transpercer un poumon, la victime vomit alors son sang et meurt asphyxiée d’une hémorragie interne.

Quand le premier coup d’épée ne tue pas assez vite, un valet de piste se glisse derrière le taureau, retire l’épée et la rendra au matador qui recommencera la mise à mort. Il n’est pas rare que des taureaux reçoivent ainsi 6 à 7 coups d’épée et souvent plus !

2) Parfois le taureau ne meurt pas assez vite ; il faut alors utiliser le descabello, épée spéciale en forme de croix, pour faire tomber le taureau, en le frappant cette fois à la base du cerveau.

3) Dans tous les cas, un coup de grâce est porté à la nuque avec un poignard qui sectionne la moelle épinière. Dans un cas sur trois, même après la puntilla, le taureau est encore vivant quand on lui coupe les oreilles et la queue et quand il est tiré hors de l’arène.

Lors d’une corrida, 6 taureaux sont ainsi torturés et tués dans l’arène… sous les applaudissements des courageux spectateurs venus assister au massacre…

Novillada
Le processus est le même avec une novillada mais pire encore parce que le toréro est en fait un adolescent apprenti toréro qui s’exerce maladroitement sur un veau ou un taurillon, entraînant plus de souffrances encore pour l’animal.

Par Delphine Simon et Joëlle Verdier du CRAC Europe

Lire également "Les sophismes de la corrida " de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer dans la revue semestrielle de droit animalier :
http://www.jbjv.com/Les-sophismes-d...