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Cosmétiques 2013 : accentuons la pression sur l’UE !

mercredi 19 janvier 2011

Bonsoir à tous,

ce modèle de lettre nous est fourni par Adrien Evangelista, porte-parole de la Coalition Anti Vivisection France, collaborateur et consultant de la Fondation Hans Ruesch et du CIVIS (Centre d’Information sur la Vivisection et les Irrégularités Scientifiques), ATER en bioéthique et en méthodologie de la recherche biomédicale à Paris 8 Panthéon-Sorbonne.

Pourriez-vous dans votre infinie bonté envoyer le texte qui suit aux adresses indiquées ?
N’oubliez pas de remplacer les champs en rouge par vos coordonnées personnelles !

Nous devons exercer une pression gigantesque afin d’augmenter nos chances que la loi "interdisant" les tests cosmétiques sur animaux entre en vigueur en 2013, au lieu de glisser à 2019 sous l’influence des lobbies.

Nous avons très très très peu de temps, alors ne renvoyez pas à demain ce que vous devez faire maintenant !

Merci beaucoup de diffuser ceci le plus largement possible


Destinataires du message

Jose-Manuel.Barroso@ec.europa.eu, John.Dalli@ec.europa.eu, Frank.zammit@ec.europa.eu, Joanna.Darmanin@ec.europa.eu, Nils.Behrndt@ec.europa.eu, Rossella.Delfino@ec.europa.eu, Edward.Demicoli@ec.europa.eu, Harry.Vassallo@ec.europa.eu, Paula.Duarte-Gaspar@ec.europa.eu, Harald.Kandolf@ec.europa.eu, Patricia.Meaney@ec.europa.eu

Objet du message

Tests cosmétiques échéance 2013

Contenu du message

Monsieur le Président Barroso, Monsieur le Commissaire Dalli,

Selon le 7ème amendement, adopté en 2003, de la directive sur les Cosmétiques (76/768/CEE), l’interdiction de tous les tests sur animaux pour les produits cosmétiques doit prendre effet le 11 mars 2013. Aujourd’hui, sept ans plus tard, vous annoncez que la Commission Européenne est incapable de remplir son engagement au motif que certaines méthodes de remplacement ne seront pas disponibles à temps pour respecter l’échéance de 2013.

Nous rejetons complètement vos arguments et exigeons que vous respectiez vos obligations légales pour les raisons suivants :

1. Une société civilisée n’a pas besoin de nouveaux cosmétiques si le fait de les produire signifie aveugler, brûler, intoxiquer, étouffer et tuer des animaux. Les produits sans cruauté que nous trouvons déjà sur le marché s’avèrent être largement satisfaisants.

2. Les tests sur animaux que la Commission Européenne tient à maintenir en vigueur ne servent guère à protéger la santé des consommateurs.

Le principe que l’expérimentation animale n’est pas scientifiquement fiable ni prédictive pour l’homme est reconnu par un nombre toujours grandissant d’académiciens et d’institutions de renommée internationale. Ces derniers exigent, avec une insistance toujours croissante, un changement radical de paradigme dans le domaine de la toxicologie, et la substitution des tests sur animaux par des tests in vitro, in silico et par les technologies "–omiques" qui se servent de matériel d’origine humaine.

3. Compte tenu du fait que les tests sur animaux ne sont pas prédictifs pour l’espèce humaine, il est évident que le vrai cobaye sur lequel les industries expérimentent chaque jour l’éventuelle dangerosité de ce qu’elles produisent n’est autre que le consommateur. C’est sur nous que sont testés les 20’000 nouveaux produits introduits chaque année sur le marché.

4. Une approche basée sur le « poids des preuves » (épidémiologie, observation clinique, études in vitro et in silico) devrait remplacer l’actuelle procédure qui sert à valider de nouvelles méthodes. D’ailleurs, la procédure de validation actuelle a été le principal obstacle à leur approbation réglementaire et a retardé l’utilisation de technologies innovantes qui sont fiables, pertinentes et beaucoup plus rapides pour déterminer les risques que les substances chimiques font courir à la santé publique. Les méthodes substitutives doivent être soutenues par tous les moyens : elles doivent être subventionnées, encouragées, rendues publiques et obligatoires par la loi.

5. La loi exige que les tests substitutifs soient scrupuleusement filtrés et validés avant d’entrer dans l’usage courant. Mais la même obligation n’existe pas et n’a jamais existé pour les tests sur animaux : Aucun d’eux n’a en effet jamais été validé. Si cette même rigueur scientifique était appliquée à l’expérimentation animale, celle-ci serait interdite depuis fort longtemps !

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons de respecter l’échéance de 2013.

Interdisons une fois pour toutes ces tests qui tuent tant d’animaux pour les cosmétiques !

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