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Nous étions à Mézilles contre l’élevage de la honte

lundi 1er novembre 2010

Pourquoi Mézilles ?

La pluie s’est arrêtée de tomber à la mi-journée, cela a donné du baume au coeur au près de 300 personnes qui ont réussi à venir à Mézilles dans l’Yonne malgré les grèves SNCF et l’approvisionnement en carburant encore problématique.
Il s’agissait, à l’initiative d’un collectif de citoyens de la région, de marcher pacifiquement contre un gigantesque élevage de chiens beagles et labradors (le plus grand du genre en France) fournissant les laboratoires de recherche en vue d’être utilisés comme du matériel d’expérimentation, activité aussi lucrative qu’immorale.
De nombreuses associations de défense animale (dont le CLAM) ont donc rejoint le mouvement lancé sur Facebook en participant à la marche, brandissant des panneaux présentant la fiabilité des méthodes substitutives modernes par opposition à la cruauté de l’expérimentation animale, qui est tout sauf de la science.

Sous un soleil radieux

Sous un soleil radieux, nous avons donc traversé le village au cri de "Mézilles élevage de la honte", des média étaient présents dont France 3 Bourgogne (voir le JT ci-joint) et la presse locale.
Les forces de l’ordre présentes en nombre tout le long du trajet ont tenté d’entâmer notre détermination en stoppant la marche alors que nous approchions de l’élevage situé à quelques kilomètres du village, au coeur de la forêt profonde, à l’abri des yeux et des oreilles de tout un chacun. Personne ne soupçonnerait en effet la présence d’une usine d’élevage de chiens dans un paysage aussi idyllique que celui de la Puisaye.
Après qu’ils aient contrôlé quelques identités, nous avons repris de plus belle, en chantant avec force nos slogans. Arrivés devant l’élevage c’est un véritable dispositif anti-émeute qui nous attendait, avec des dizaines de gendarmes postés un peu partout dans et autour de l’immense propriété, un hélicoptère tournoyant dans le ciel, le sous-préfet et le le préfet avaient même fait le déplacement...
Nous nous sommes donc assis sur la route, alors que le haut parleur diffusait des informations sur l’élevage de la honte (nombre d’animaux, chiffre d’affaires, demandes "spéciales" des labos pour avoir des chiens "non sevrés"...)

Nos demandes d’inspection sont restées lettre morte

Tous les manifestants ont pensé la même chose : beaucoup de monde et de moyens engagés (financés avec l’argent du contribuable) pour défendre les intérêts économiques d’un seul homme, cautionnant un système peu soucieux de l’éthique animale et de la santé humaine, malgré tous les efforts de désinformation de la part des labos privés et institutions de recherche publics.

Malgré notre insistance, nos demandes d’inspection citoyenne de l’élevage sont restées lettre morte. C’est d’autant plus étonnant que le sous-préfet a affirmé devant les caméras que tout était en règle, devait-on en conclure dès lors qu’il y a des choses peu montrables ?

Attention ce n’est pas fini !

Les organisateurs ont prévenu : ceci est une première action d’une campagne plus générale, l’éleveur et les autorités doivent savoir qu’il leur faudra compter avec notre détermination croissante désormais...
Le coup de projecteur qui vient d’avoir lieu va forcément avoir des conséquences, et c’est bien l’élevage lui-même que nous voulons voir fermer, alors peu importe si ses portes sont restées closes aujourd’hui !


Voir en ligne : JT de France 3 Bourgogne (2ème titre)

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