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Compte rendus des actions contre la venue de Pinder à Montpellier

lundi 29 mars 2010

Mardi 23 mars

Nous étions une petite dizaine de militants à nous retrouver une bonne heure avant la première représentation dans l’espoir de pouvoir informer les visiteurs sur les conditions de vie des animaux dans les cirques.
Mais les gardes-chiournes de Pinder étaient là aussi. Comme l’an dernier, il a fallu supporter une musique tonitruante vomit par des hauts-parleurs sur des camions. Que ce soit pour la corrida ou les cirques, pourquoi les tortionnaires d’animaux ont-ils si peu de goût musicaux ?
Nous avons pu distribuer quelques tracts mais lorque le gros des visiteurs sont entrés ; ils nous ont empêchés de poursuivre en intercalant entre eux et nous un service d’ordre habillé de noir et qui avait de quoi faire peur aux enfants !
Derrière, nous brandissions des pancartes au-dessus de leurs têtes.
Pour quelques personnes, ce fut leur première action et nous les remercions de leurs participations.

Couverture médiatique : un article pas très honnête d’une journaliste de Midi-Libre auquel le commentaire suivant s’imposait
Elle ne manque pas de culot cette journaliste en écrivant " Contactée, l’association n’a pas souhaité s’exprimer. "
Effectivement, elle a laissé un message sur le portable du CLAM le lendemain de l’action auquel j’ai répondu en lui disant que j’étais prêt (évidemment) pour une interview auquel elle n’a pas donné suite.

Quant à la direction de Pinder, je n’ai pas eu l’impression qu’elle soit ouverte au dialogue vu le comportement violent et fascisant de ses troupes qui nous interdisent de nous exprimer.

Certes, il y a encore des gens qui ne se rendent pas compte même en le voyant de l’enfermement à vie des animaux et de ce que cela fait sur leur psychique (stéréotypes) que le dressage (soumission) ne peut se faire que dans la violence mais l’avenir de ces cirques est menacé parce qu’il y a une évolution des mœurs (notamment envers l’animal) et que nous ne sommes plus au 19e siècle.
Un éléphant qui s’assoie sur un tabouret, un ours qui fait du vélo, n’amusent plus que les imbéciles !

Ce que ce genre de cirque ne dit pas, c’est qu’ils sont de moins en moins acceptés par les municipalités.

Donc il serait grand temps que ces cirques songent sérieusement à se reconvertir et qu’ils n’aient aucune crainte, ils émerveilleront toujours un public !

Pour en savoir plus sur les cirques avec animaux :
http://www.code-animal.com/
Ce que disent des dresseurs "honnêtes "
Violence : On imagine en voyant les animaux exécuter des numéros qu’il y a complicité, connivence entre l’animal et son " dresseur". C’est une image volontairement trompeuse puisque l’animal est bien soumis à l’homme.
L’animal est contraint par la violence notamment par des armes comme la pique (l’ankus ), le fouet ou le bâton.
Les témoignages de dresseurs ne font que confirmer cette triste réalité attestant de la formule du circophile Pierre Robert Levy " On ne peut sans hypocrisie imaginer un domptage qui n’aurait pas recours à la contrainte et à une certaine violence ".
" Vous avez sans doute remarqué que tous les dresseurs d’éléphants, pendant les représentations, ont à la main une cravache de cuir ornée d’une fleur au bout. Le dresseur s’approche de l’animal, fait un geste gracieux de la main et l’éléphant, comme s’il obéissait à la fleur, se dirige gentiment vers l’endroit qu’on lui indique. Mais aucun des spectateurs ne sait que la magnifique rose cache en fait un crochet acéré, qui viendra se planter dans l’oreille de l’éléphant au moindre signe de désobéissance. C’est ainsi dans tous les cirques du monde)" (Vladimir Deriabkine - dompteur)
" Je les attendais de pied ferme, fouet à la main (...), ils comprenaient très bien que l’explication entre eux et moi, sans témoins, allait être orageuse... " (Jean-Richard, dompteur)
" L’animal doux qui a pris conscience de sa supériorité est le plus dangereux de tous les fauves. N’ayant jamais reçu une correction, il ne craint pas l’homme et rien ne peut réfréner son instinct déchaîné " (Alfred Court - dompteur).

Samedi 27 mars

Nous avions le renfort des militants d’AnimalAministie de Toulouse que nous remercions bien vivement.
Malgré l’engagement de la police, nous n’avons pas pu distribuer le moindre tract à l’entrée.
Nous nous sommes donc installés en face avec nos pancartes que nous montrions aux automobilistes de passage. Nous profitions de quelques bouchons pour donner des tracts.
Une banderole où nous avions écrit : "ici, on torture des animaux" eut le don de mettre en colère un "sanguin" de chez Pinder, chef de je ne sais quoi.
Il menaça même de faire venir un huissier afin de constater et de porter plainte contre nous. Je l’invitai à le faire mais comme d’huissier point, sans doute point de plainte...Dommage, nous aurions pu nous exprimer dans un prétoire et cela n’aurait peut-être pas été à leurs avantages !!
Nous avons été présents pour les deux représentations. Pour la dernière, la nuit tombée, nous ne sommes pas restés pour des raisons évidentes de sécurité.
Nous nous sommes retrouvés dans une cafette pour discuter de nos actions, stratégies etc entre les militants de Toulouse et ceux de Montpellier et dans la bonne humeur

Flash Video - 1 Mo
Eléphant cirque Pinder

Pinder traite bien ces animaux, nous en sommes persuadés en visionnant cette vidéo, avec cette question de qui se moque-t-on ?

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