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7 juin 2008 Journée contre le spécisme

mardi 10 juin 2008

Pour la 3ème année consécutive, la journée contre le spécisme se déroulera le week-end du 7 juin 2008.
Vous trouverez un peu plus bas l’annonce de cette journée.
N’hésitez pas à participer à cette journée et à diffuser l’annonce à vos contacts.
Merci d’avance.
Nathalie, pour CLEDA

JOURNÉE CONTRE LE SPÉCISME

Il nous semble intéressant d’organiser pour la troisième année consécutive une Journée contre le spécisme le week-end du 7 juin car cette date s’inscrit dans la continuité d’autres évènements : la Journée internationale sans viande (mars), la Semaine mondiale de libération des animaux de laboratoire (avril), la Veggie pride (mai).

Buts de cette journée
Par cette action, nous souhaitons informer d’une part d’autres militant-e-s sur la pertinence de ce concept et d’autre part le grand public.
L’idée de cette journée est venue d’une remarque que nous entendons régulièrement : " Vous, les antispécistes ", comme si la critique du spécisme était réservée à un petit groupe bien défini.
Nous pensons donc que parler du spécisme permettrait notamment de clarifier les préjugés qui existent sur les antispécistes, préjugés qui polluent le débat et empêchent la bonne utilisation d’un outil intéressant pour les militant-e-s.

Et concrètement ?
Les actions en direction du grand public pourraient prendre autant de formes qu’il y aurait d’initiatives : exposition de photos, tables de presse avec des mises en scène, débats, projections, etc.
Quelques-unes sont d’ores et déjà prévues à Bordeaux et en région parisienne et nous espérons que la journée sera relayée dans un maximum de villes.

Le spécisme comme outil pour les militant-e-s
Chaque action, qu’elle touche plus particulièrement le végétarisme, la vivisection ou le salon de l’agriculture (en vrac et sans aucune exhaustivité) a son intérêt en permettant de multiplier les angles d’approches et en occupant la scène publique.
En tant que militant-e-s, il est important d’agir à plusieurs niveaux, afin de mieux toucher les personnes auxquelles nous nous adressons. Et militer pour les animaux[1] implique en général de se concentrer sur un de ces trois points :

  • les pratiques (viande, corrida, vivisection, chasse, etc.),
  • les lois et le droit,
  • les idées. En attirant l’attention sur le spécisme, cette journée serait l’occasion de mettre en avant l’aspect idéologique des droits des animaux : les discriminations dont souffrent les animaux ne sont pas une question de choix personnel, mais de justice et d’éthique. En quoi critiquer le spécisme est-il intéressant ? Parce qu’il permet de remettre en cause l’idéologie sur laquelle reposent aussi bien les lois qui méprisent les droits des animaux que les pratiques qu’elles justifient.

Voici quelques exemples tirés de notre expérience militante :
Dans la critique de certaines pratiques : s’il n’est pas légitime d’utiliser des humains dans la vivisection, pourquoi utiliser des animaux d’autres espèces, alors même que cela est moins efficace ? N’est-ce pas uniquement par spécisme ?
Droits des animaux : pourquoi refuser des droits aux animaux ? Parce que ce sont que des animaux ? C’est du spécisme.
Lors de discussions avec des militant-e-s d’autres causes : le spécisme repose sur les mêmes bases idéologiques que les autres discriminations (racisme, sexisme, homophobie, etc.), avec comme point central l’utilisation de la "nature" comme justification de l’infériorisation de certains individus.

Qu’est-ce que le spécisme ?
Nous maltraitons et tuons des animaux par millions chaque jour. Pour justifier cela, nous nous sommes persuadé-e-s que leur vie et leurs souffrances ne valent pas grand-chose : " ce ne sont que des animaux ! ".
Leur mise à mort serait un mal nécessaire ; il serait même " naturel " de tuer pour manger. Mais rappelons-nous que l’argument " nature " justifiait également l’esclavage ou le fait que les femmes n’aient pas le droit de voter. Il ne s’agit pas de " nature ", mais d’habitudes !
Le " spécisme ", c’est comme le racisme, mais envers les animaux.

Pour télécharger le tract qui a été diffusé l’année dernière dans plusieurs villes : [cliquez ici]
Compte-rendu de l’année dernière :[cliquez ici]

. (1) Par " animaux " il faut bien sûr entendre " animaux non humains ". Nous ne le précisons pas dans le texte pour des raisons pratiques de lisibilité.

Contacts :
ACTA : http://acta-gironde.fr/ - acta-gironde (a) free.fr
CLEDA : http://cleda.over-blog.com - cleda (a) no-log.org
Pour les adresses mails, mettez @ à la place des ( ) et retirez les espaces, lutte antispam !)

Journée antispéciste
Une première à Montpellier

C’est donc sous un soleil radieux que nous avons installé notre table d’information sur la Place de la Comédie en ce samedi 7 juin.
Nous avions d’ailleurs à peine fini que, déjà, des personnes venaient nous voir, curieux de savoir ce que nous faisions. Les photos sur les panneaux bleus étaient sans équivoque puisqu’elles montraient quelques "scènes" de torture faites aux animaux que ce soit dans les labos, dans les élevages, dans les abattoirs ou encore dans les arènes. La liste n’est malheureusement pas clause tant la détresse et la souffrance que nous imposons aux animaux sont immenses parce que nous avons l’outrecuidance de nous estimer supérieur aux autres espèces animales et d’en faire nos esclaves comme, il n’y a pas si longtemps, les Noirs prétendument inférieurs aux Blancs étaient leurs esclaves.

Pour Alicia : " Les gens étaient assez receptifs et comprenaient ce qu’on leur disait et en plus ils étaient en général fort sympathique. Là, où on arrive le plus à les convaincre c’est pour les animaux de laboratoires (pour ma part en tout cas) ! Même s’ils sont réticents à la base, lorsqu’on leur montre des photos et qu’on leur explique qu’il existe d’autres techniques leur "je ne sais pas trop, c’est utile pour l’être humain" s’envole. Comme on avait pu le constater sur le marché d’Agde la dernière fois.
Le sujet qui passe mal c’est le foie gras mais j’ai quand même réussi à faire promettre à certain de ne pas en acheter pour Noël 2008 ! Reste à savoir s’ils tiendront leur promesse !!!!
Je suis cependant assez fière de moi car une jeune fille ne sachant pas du tout ce qui se passe au niveau des abattages, de la vivisections etc... est reparti du stand avec plein de prospectus et en me remerciant de lui avoir ouvert les yeux et en finissant par me dire " Je crois que je vais devenir végétarienne" ! Même si elle ne le devient pas elle va réfléchir à tout ça j’en suis sur.
Donc voilà pour moi c’était une très bonne journée d’action"
Par ailleurs, nous avons pu discuter avec quelques touristes anglais et hollandais très sympathisants à notre cause. Certains étant même d’ailleurs végétariens.
Par contre, il faut bien reconnaître qu’il a été assez difficile de sensibiliser les passants aux notions d’antispécisme et d’abolition de la viande.
Quand je distribuais le tract expliquant le pourquoi de cette journée, les raisons d’être antispéciste en les interpellant par : "c’est la journée contre le spécisme", les gens prenaient le tract rapidemment mais sans chercher à dialoguer. Je m’attendais à ce qu’ils demandent ce que cela voulait dire ou même à des réactions d’hostilités. Rien de tout ça.
Idem en les interpellant sur le sujet de l’abolition de la viande, où je m’attendais à devoir argumenter ferme. Par contre, nous avons retrouvé un peu plus loin et en nombre, les petits tracts de l’abolition de la viande.
Il convient d’ajouter aussi que très peu de numéros des Cahiers Antispécistes ont été vendus.
Malgré ce tableau mitigé, ce fut une bonne journée militante. S’il n’a guère été possible d’interpeller les passants sur l’antispécisme (le thème de cette journée malgré tout), nous avons pu ouvrir les yeux à quelques-uns d’entre eux et de leur faire prendre conscience de l’exploitation, forcément source de souffrance atroce, que nous faisons subir aux animaux.
Nous récidiverons l’an prochain, peut-être d’une façon différente.
Dom