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Rufin, Mandraud et les polices contre « l’écoterrorisme »

jeudi 3 juin 2010

Source Indy Media Grenoble
A la recherche du nouvel ennemi
Le 26 juillet 2008, dans Le Monde, Isabelle Mandraud, la journaliste en charge des affaires policières, publiait une pleine page sur « Ces écoterroristes qui inquiètent l’Europe », en l’espèce, les activistes de la cause animale, saboteurs des laboratoires de vivisection, ou des entreprises vivant de la mort et de la souffrance animale. Surtitre : « Lundi 28 juillet se tient à Bruxelles une réunion confidentielle au cours de laquelle policiers, laboratoires et industriels vont évoquer le problème posé par les écologistes radicaux. » Bigre. Etait-ce à ce point qu’il fallait une réunion d’état-major de la haute police européenne ? Et dire que dans les milieux « écologistes radicaux », on n’avait à peu près rien entendu de cet « écoterrorisme » frénétique.
« Ça prend de l’ampleur, admet Christian Dupouy, chef du bureau de la lutte antiterrorisme à la direction de la gendarmerie nationale. Le pic a été atteint en 2007 avec 53 actions revendiquées, dont 25 « périples » (actions plus ou moins coordonnées mais simultanées). En 2008, un premier bilan arrêté au 31 mars laissait espérer une légère accalmie : 13 actions sur 16 cibles (dont 8 sabotages peu significatifs) lors des trois premiers mois de l’année, contre 18 en 2007 visant 45 cibles. Mais avec l’affaire River, le ministère de l’Intérieur a dû déchanter. »


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