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Action en faveur des singes népalais envoyés dans les labos américains

lundi 4 août 2008


De 16h à 19h le samedi 19 juillet 2008 :
La table d’information s’est tenue sous une forte chaleur et en plein soleil Place de la Comédie pendant une heure trente puis à l’ombre le reste du temps, sur l’Esplanade Charles de Gaulle à côté du marché.
Dix militants se sont relayés pendant les trois heures et trois d’entre eux sont restés du début à la fin du stand.
Des activistes distribuaient des tracts en amont et en aval de la table pour y amener du monde.
Nous avons recueilli une trentaine de signatures pour la lettre adressée au premier ministre népalais, ainsi que quelques signature pour la pétition anti-HLS. Nous n’avons pas recueilli de dons car nous n’avions pas l’autorisation pour ce faire.
Nous avons renouvellé l’expérience le samedi 2 août 2008.

Lettre au Premier Ministre Népalais

à copier/coller et à envoyer à info@contrevivisection.org et qui vous permettra de comprendre la situation des singes népalais

Honorable Premier Ministre Népalais,

Je vous écris car je me sens plus que concerné(e) quant à la participation de votre gouvernement concernant le projet d’exportation des macaques à destination des Etats-Unis d’Amérique. De fait depuis 2003, ce dernier autorise leurs élevages ainsi que leurs exportations , ce pour servir les fins de la recherche biomédicale. Qui plus est, il fournit en réalité les centres de primates en question avec les singes des parcs nationaux, dépendants du Ministère de Conservation de la Faune Sauvage, ce qui constitue un paradoxe voire une aberration.
L’objectif du gouvernement népalais devrait être en tout premier lieu de se faire le garant des écosystèmes majeurs significatifs de son pays, cet héritage naturel unique qui en fait la force, la beauté et la richesse, et de protéger cette faune et cette flore si précieuses qui sont aujourd’hui en danger. Dès lors que le Népal soutient l’élevage et l’exportation des primates pour la recherche biomédicale, ces priorités s’en trouvent clairement et simplement menacées.
Je suis donc tenté(e) de penser que la décision autorisant ce type d’élevage est en réelle contradiction avec la politique, par ailleurs toujours en vigueur en 2003 concernant la gestion de la faune et de la flore sauvage, de même qu’elle défavorise aussi les communautés qui vivent avec les singes, et surtout, inflige aux animaux d’extrêmes souffrances qui vont à l’encontre de la Loi du Royaume. Si le gouvernement prétend sincèrement et activement soutenir la conservation de ses espèces et venir en aide aux communautés agricoles, alors il devrait réfléchir à des solutions scientifiques à long terme au sujet de la surpopulation des singes, comme par exemple le contrôle des naissances et la protection des ferme autochtones.
Les singes sont considérés comme sacrés et, somme toute, comme faisant partie intégrante de l’héritage culturel népalais, ce pour bien des raisons. Ce sont des animaux extrêmement intelligents qui entretiennent des liens sociaux hautement structurés. Leur vie émotionnelle est incroyablement complexe. Ils prennent constamment soins les uns des autres, et à l’instar des êtres humains, font particulièrement cas de leurs petits. De ce fait, d’un point de vue éthique, leur utilisation à des fins expérimentales scientifiques implique une souffrance physique et mentale quasi inacceptable et totalement inconcevable.
Les chercheurs eux-mêmes arguent de plus en plus que l’expérimentation sur les primates n’est plus, comme la science l’affirmait jusque là, le modèle suprême et irréductible sur lequel se baser. Les expériences du passé ont démontré maintes et maintes fois que la recherche biomédicale ayant pour modèle l’animal conduit à des résultats suffisamment inappropriés et faussés pour être applicables à l’homme. En outre, il existe de nos jours bon nombre de méthodes scientifiques dites alternatives en plein essor qui n’ont pas recours à des animaux vivants, et fournissent de biens meilleurs résultats.
Surtout, la tendance scientifique mondiale est de plus en plus défavorable à l’expérimentation sur les primates. Et c’est indéniablement l’une des raisons pour laquelle il est de plus en plus difficile pour les centre de recherches américains de s’approvisionner en primates pour leurs expériences follement obstinées, dont la demande est malheureusement toujours plus croissante, et pour cause, ce tout particulièrement pour leurs recherches sur le bioterrorisme. Pour résumer, les Etats-Uni désormais dans une position délicate, tentent de contourner honteusement les loi mondiales en vigueur régissant les droits des animaux, et le Népal s’avère ici pour eux un fond de commerce idéal.
Celui-ci se fait ainsi le complice des méthodes obsolètes, dangereuses et non éthiques d’une science sans conscience de plus en plus remise en cause, et cela ne pourra dans un futur imminent que le desservir aux yeux des véritables chercheurs. Nous vivons désormais dans un monde où l’éthique scientifique est plus que jamais d’actualité et très sérieusement prise en considération. Seuls des scientifiques frileux et peu scrupuleux continuent d’avoir recours à la vivisection.
Aussi longtemps que votre gouvernement ne mettra pas un point final à cet innommable trafic qui entache la réputation de votre pays pourtant si beau et si authentique, je ne pourrais me rendre au Népal, et croyez moi que j’en parlerai le plus possible autour de moi, car les gens doivent être informés de cette réalité. Je souhaite sincèrement malgré tout refaire l’éloge du Népal et m’y rendre de nouveau en tant que touriste, si et seulement si vous cessez définitivement d’élever et d’exporter vos singes pour servir une science corrompue et stérile, et vous desservir en même temps. Si vous leur redonnez les droits légitimes dont vous les avez privés en les enfermant dans de sordides cages à destination de la torture et de la mort.
Je demande vivement à votre gouvernement de vous engager sur la voie d’une recherche éthique, raisonnée et humaine en stoppant l’élevage des singes népalais pour la recherche biomédicale, et en renforçant la législation pour empêcher que de telles horreurs se reproduisent dans le futur.