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Le 8 mai à Palavas "Pour une féria sans souffrance !"

lundi 10 mai 2010

Nous étions une dizaine, avec des militants du COLBAC (de Béziers), pour manifester contre les corridas de la féria qui se tenait pendant une semaine à Palavas.
Avec trois "têtes d’affiches", cette semaine s’avérait sanglante, nous nous devions de revendiquer contre le massacre de "divertissement".
Notre groupe a arpenté les rues et les quais de la ville, portant des panneaux explicites et distribuant des tracts. Nous avons ensuite mené nos pas vers les arènes, où les aficionados (ou fêtards soutenant la corrida par seul réflexe) nous ont hué/es et sifflé/es, jusqu’à ce que la foule entre dans la fosse mortelle.

Ce soir-là, 8 taureaux ont été mis à mort.

Les passant/es étaient parfois de simples vacanciers, qui ne s’intéressaient pas à la corrida, et avec qui on pouvait parler sans véhémence.
D’autres, en revanche, ne manquaient pas de réagir agressivement, allant jusqu’à nous lancer "Vous n’avez pas honte ?!" ou mieux : "Vous n’avez pas le droit !!". Ah non, pas le droit de s’insurger contre le meurtre ignoble, cruel et manipulé, réalisé dans un seul but de loisir ??! La corrida est une pratique aux règles vicieuses et dont les rituels ne servent qu’à torturer lentement l’animal pour l’affaiblir jusqu’à ce que le matador soit vainqueur de la prétendue "bête féroce", dans un esprit de machisme, de virilisme terrible.
De plus, nous avons été très soutenus par une grande majorité de commerçants qui se désolent de cette pseudo-tradition à Palavas

Nous avons distribué 850 tracts du CRAC, du COLBAC (voir "le saviez-vous ?") et de ONE VOICE, et reçu le soutien de nombreuses personnes, qui nous avouaient leur horreur de la corrida. Cependant, beaucoup nous dirent qu’en revanche, il/elles appréciaient les abrivados course dans la ville, ou la "cocarde" dans l’arène, , qu’il/elles trouvent jolies... Ces pratiques-là connaissent parfois des accidents dramatiques tant pour les animaux que pour les hommes. Et comment ne pas condamner ces tauromachies indigènes source de violence et de souffrance par le marquage au fer rouge (ferrade), escoussure (découpage à vif des oreilles permettant de l’identifier) du bistournage (castration toujours à vif des taureaux) ?
Au final, une journée de lutte et d’information bien réussie, grâce aux militant/es du CLAM et du COLBAC, que l’on remercie chaleureusement.

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