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Affaire "Barquette"

lundi 19 avril 2010

Source LausAnimaliste

Considérant la décision de la police du commerce d’interdire à l’association LausAnimaliste de mettre du faux sang sur des corps humains à l’occasion de la manifestation contre le spécisme du 6 juin 2009,
que cette décision a été motivée par le fait que la représentation de la mort et du sang pouvaient heurter la sensibilité d’une minorité du public,
qu’à fortiori la vraie mort et le vrai sang en heurtent davantage encore,
qu’une minorité de personnes est effectivement choquée par la vue de sang, de morceaux de cadavres et autres produits issus du massacre des animaux, exposés en vitrines,
que ces vitrines donnant sur la voie publique et montrant explicitement la mort et le sang sont cependant autorisées, que les autorités ont, de par leur décision, reconnu implicitement qu’une représentation de la mort et du sang pouvait choquer une minorité de personnes, et qu’elle devait dès lors être interdite,
que le fait de ne pas prohiber des pratiques choquant les personnes qui sont pour l’interdiction du meurtre des animaux, tout en bannissant celles qui heurtent la sensibilité des individus ayant un autre avis sur ce sujet, constitue clairement une discrimination inacceptable basée sur les opinions politiques des individus,
que cette situation est contraire à l’article 7 de la déclaration des droits humains qui stipule : « Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une protection égale devant la loi »,
nous demandons à la ville de Lausanne de soustraire immédiatement à la vue du public tous les articles de boucherie, fourrure, cuir et autre produit de l’exploitation animale.

Pour prendre connaissance de l’affaire [cliquez ici]
Pour signer et faire signer la pétition pour l’opacification des vitrines des commerces et étals présentant des produits d’origine animale dans la commune de Lausanne [cliquez ici]
Pour envoyer un mail à la police du commerce de Lausanne :polcom@lausanne.ch

La Suisse a été condamnée pour la deuxième fois mardi par la Cour européenne des Droits de l’Homme pour violation de la liberté d’expression dans une affaire concernant une association militant contre l’élevage de porcs en batterie.
L’association suisse "Verein gegen Tierfabriken", qui protestait contre l’interdiction de diffusion d’un spot télévisé mettant en scène dans un hangar bruyant des porcs parqués dans de minuscules enclos en 1994, avait déjà obtenu la condamnation de la Suisse à Strasbourg en 2001.
Mais les autorités helvétiques avaient décidé de rouvrir la procédure interne sans mettre l’arrêt européen à exécution.
"La Suisse avait l’obligation d’exécuter de bonne foi l’arrêt de 2001", soulignent les juges européens dans leur nouvel arrêt, en considérant que les autorités suisses devaient dès lors autoriser la diffusion du spot.
Les magistrats de Strasbourg rappellent également que la liberté d’expression constitue l’une des conditions préalables du fonctionnement de la démocratie.
STRASBOURG (Conseil Europe), 30 juin 2009 (AFP)